DECOUVRIR

  • Le village
  • Localisation
  • Historique
  • Portofolio
  • Les maires depuis 1790


  • Historique

    Jusqu’au XII ème siècle, le village était recouvert par un vaste marécage alimenté par les eaux de la Lupte et dont la traversée s’effectuait par la voie romaine reliant Cahors à Moissac.

    En 1180, les moines de l’Ordre de Cluny édifièrent, le long de cette voie, l’église dédiée à Saint Julien comme étape de la « Via Podensis », le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

    Le bourg offre encore des vestiges d’une architecture modeste faite de maisons à colombages et de torchis qui entouraient l’édifice religieux.

    L’église de Vazerac.

    Vazerac fut jadis l’une des paroisses les plus importantes de l’archiprêtré de Nevèges. Elle appartient dès l’origine aux évêques de Cahors. L’un d’eux en fit don en 1264 au chapitre cathédral qui fut désormais le principal décimateur et posséda jusqu’à la Révolution le droit de patronage.

    L’église, dédiée à saint Julien, a été rebâtie en deux périodes, sans doute sur des subductions plus anciennes, d’abord à la fin du 15 ème siècle, puis pour les deux dernières travées, au début du 16 ème. Mais elle fut gravement mutilée lors des guerres de Religion et dut être réparée au 17 ème ; de cette dernière époque datent la façade (ou du moins le portail) et le clocher. La voûte n’a été rétablie qu’en 1862 sous la direction de Théodore Olivier.

    L’édifice est constitué de quatre travées barlongues et inégales avec un chœur à cinq pans. La retombée des ogives se fait de manière diverse, mais en général par pénétration directe sur les colonnes engagées ; à la dernière travée le chapiteau a une ornementation Renaissance.

    La nef est bordée de chapelles de dimensions différentes les unes des autres. Ces chapelles forment à l’extérieur une ligne continue, leur mur de séparation constitue un contrefort dissimulé presque totalement dans l’ensemble de l’œuvre.

    La façade a un portail de style classique. La moitié de cette façade est occupée par le clocher, belle tour rectangulaire de deux étages coiffée d’un toit à quatre pans. Ce clocher pose un curieux problème d’architecture, car si les faces nord et ouest prennent appui sur les murs de l’église et le côté est sur un doubleau, le côté sud par contre repose sur un arc de soutien qui relie ce doubleau au mur de façade ; cet arc de soutien est lui-même allégé par un arc de décharge en anse de panier dans la maçonnerie. La voûte a été construite au-dessus de cet arc, de telle sorte qu’il existe un espace vide entre elle et l’étage supérieur de la tour. Le sol a été remblayé à une époque indéterminée.

    Parmi le mobilier un Christ de confrérie en bois doré et peint, du 18 ème siècle et un bénitier à godrons en pierre, du 17 ème. L'église est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques.

    (Source)D’après Pierre Gayne, Dictionnaire des paroisses du diocèse de Montauban.